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PARENTELE : DOCUMENTS ET TEMOIGNAGES :

 

COMONT Eugène Albert 1882/1915  X  Epoux de DUBOSC Annette I 1883/1922

Corps retrouvé inhumé Nécropole Nationale de PONT DU MARSON Tombe N° 7411 

                                         

Voir fiche ci-dessus sur site + FranceGenWeb + Mémorial, recherchers patronymes (bases de données): COMONT Eugène Albert (résultats) = http:/francegenweb.org/assoc.php?ty=adhesion 

 

                           

                                                Journée du 25 septembre 1915

Résumé de cette Journée Tragique de la 2ème Bataille de la Marne par le Lieutenant-Colonel PERNOT, Commandant du Régiment 

               

               

                

                

Jour du décés COMONT Eugène Albert Sergent au 403 ème R.I.

Note : Merci à Anne AUTIN pour son immense travail de recherches sur la MEMOIRE et le SOUVENIR de nos ANCIENS COMBATTANTS de cette Guerre 1914/1918

Résumé de cette journée tragique de la 2 ème Bataille de la Marne par le Lieutenant-Colonel PERNOT Commandant du Régiment 403 éme R.I. Transcription.

25 Septembre 1915

Le 25 septembre marque le début de la deuxième bataille de Champagne. Elle s'étend sur un front qui va d'Aubrive à Ville sur Tourbe. Ce jour le 403 ème va payer un lourd tribu à la Guerre.

Voici comment, dans son rapport, le Lieutenant-Colonel PERNOT Commandant le Régiment résume cette journée :

Le Régiment avait ordre de se porter à l'attaque des tranchées allemandes situées au Nord des tranchées qu'il occupait lui-même, dans le secteur du Calvaire à Ville sur Tourbe. Son objectif était l'occupation de la tranchée de Coblentz et pour y parvenir il avait à enlever succesivement, les tranchées du Calvaire, de Gasseu, les ouvrages de la côte 150.

Son secteur d'attaque était compris entre la Route de Vouziers et l'Etang de Ville.

A sa gauche, se trouvait la 5 ème Brigade Coloniale et à sa droite le 410 ème Régiment qui devait attaquer la tranchée de Golberg, prolongeant vers l'Est la Tranchée du Calvaire.

La position ennemie était fortement organisée et comportait, outre les défenses accessoires, le fortin de la côte 472, ainsi qu'un réduit aménagé aux abords de la Route de Vouziers, près de la côte 469.

Un bombardement de 3 jours avait bouleversé les tranchées ennemies, ouvert des brèches dans les défenses et supprimer les mitrailleuses ; mais comme il fut constaté au cours de l'attaque, cette désorganisation des ouvrages ennemis était très incomplète.

Le fortin était seulement endommagé, les mitrailleuses subsistaient en plusieurs points, certaines brèches dans les défenses étaient incomplètes ou bien avaient été réparées pendant la nuit.

La répartition du Régiment comportait 6 Echelons ou vagues de 2 Cies chacune. 4 Echelons étaient mis à la disposition du Lieutenant-Colonel pour l'attaque ; les 2 autres vagues étant laissées comme éléments de réserve. Les 4 vagues d'attaque étaient constituées par les 1 er et 2 ème Bataillons, conformément aux dispositions que prévoyaait l'ordre d'attaque du Régiment.

La distance qui séparait les lignes Allemandes des lignes Françaises était d'environ 350 m vers la gauche (Route de Vouziers) et d'environ 200 m devant le Fortin Allemand.

Déclenchement de l'Attaque :

A l'heure indiquée pour l'assaut général (9hrs 15), les 3 premières vagues se lancèrent à l'assaut dans les conditions qui leur avaient fixées, la 4 ème vague venant se placer automatiquement à la tranchée de 1ère ligne.

D'un seul bond, les 2 ème et 3 ème Cie (1ère vague) atteignirent les tranchées allemandes. Une partie dût s'y engouffrer se trouvant subitement en présence de nombreux défenseurs armés de grenades.

Cette vague n'ayant pu franchir les tranchées elles-mêmes, sans s'y arrêter comme il avait été prescrit de le faire, il se livra en ce point un combat meurtrier où dût succomber la majeure partie des 2 ème et 3 ème Cies. Une petite partie seulement, sous les ordres du Lieutenant VEILLET, réussit à se maintenit face à l'ennemi en se cramponnant au sol jusqu'à la tombée de la nuit, heure à laquelle elle fut obligée de se replier en raison des pertes subies.

Sur les autres parties du front d'attaque les Compagnies d'assaut s'étaient trouvées rapidement soumises aux feux d'enfilades des mitrailleuses ennemies et avaient subi des pertes élevées.

Une partie d'entre elles parvint néanmois jusqu'au défenses ennemies mais ne réussit pas à pousser au-delà. Tous les hommes et gradés vinrent se faire tuer ou blesser, à bout de souffle, à quelques dizaines de mètres de la tranchée du Calvaire.

Cet assaut avait duré une dizaine de minutes tout au plus et nous coûtait 800 hommes hors de combat dont 15 Officiers, soit les 2/3 au moins de l'effectif engagé. Nos mitrailleuses avaient été engagées et avaient prêté leur appui, mais leur aide fut inéfficace contre un ennemi caché et contre des mitrailleuses blindées.

Il était manifeste que pour une attaque comme celle-ci pût réussir, il eut fallu disposer de troupes plus nombreuses et il aurait été nécessaire également que le Fortin ennemi ait été au préalable réduit au silence. L'expérience venait de prouver que tout renfort qui aurait été envoyé pour tenter d'enlever la position était voué à un échec.

Pendant toute la journée, deux fractions réussirent à se maintenir cramponnées au sol, l'une à droite à l'entrée de la sape allemande, l'autre vers la gauche dans le vallonnement, en face de la côte 469. Ces deux fractions représentaient tout ce qui restait d'hommes valides (une centaine environ) qui revinrent dans nos lignes, soit dans le courant de la nuit, soit le lendemain matin.

Au cours de l'attaque, les Officiers et la troupe firent preuve d'une grande bravoure et si l'assaut ne réussit pas, ce fut dû à l'organisation encore très forte de l'ennemi, malgré le bombardement des 3 jours précédents.Quantité d'Officiers, Sous-Officiers et Soldats, se sont signalés par leur brillante conduite et font l'objet de mentions spéciales.

Le bilan de cette journée s'élève à

130 tués parmi les Lieutenants Marius BOUST et Paul ARBELOT.

280 disparus dont :

Jean-Baptiste HURVOY - Chef du 1 er Bataillon

François AUBESQUIER - Capitaine

Albert ESPANET - Capitaine

Constant LEVAVASSEUR - Lieutenant

Renon BOISSIERE - Sous-Lieutenant

Georges LACOSTE - Sous-Lieutenant

Charles CORDELIER - Sous-Lieutenant

380 bléssés Parmi lesquels les Capitaines LECART, COURCOUX et TARTAT (ce dernier décédera deux jours plus tard des suites de ses blessures) et les Lieutenants COULON, de SAINT-JULIEN et MEYER.

Lieux du décés de Eugène  Albert COMONT 25 09 1915.

JOURNAL DE MARCHES ET D'OPERATIONS 403 ème RI du 25 au 30 Septembre 1915, secteur de Ville sur Tourbe (Marne) - Pages 29 à 33.

                   

                    

                  

                  

                   

                  

                  

                  

 

Note : Merci à Monsieur Eric MARCHAL pour ses conseils dans mes recherches.

Journal de Marches et d'Opérations 403 ème R.I. du 25 au 30 septembre 1915 transcription.

25 septembre 1915

Dans la nuit du 24 au 25, le Lieutenant-Colonel quitte son P.C. de Ville sur Tourbe (maison du Notaire) pour aller occuper le poste du Balcon.

A 9 hres 15, déclanchement de l'attaque.

Copie du Rapport du Lieutenant-Colonel Commandant le Régiment sur le combat de 25 septembre.

Le Régiment avait ordre de se porter à l'attaque des tranchées allemandes, situées au Nord des tranchées qu'il occupait lui-même, dans le secteur du Calvaire à Ville sur Tourbe. Son Objectif était l'occupation de la tranchée de Coblentz et pour y parvenir, il avait à enlever successivement, les tranchées du Calvaire, de Gasseu, les ouvrages de la côte 150. Son secteur d'attaque était compris entre la Route de Vouziers et l'étang de Ville. A sa gauche se trouvait la 3 ème Brigade Coloniale et à sa droite le 410 ème Régiment, qui devait attaquer la tranchée de Golberg, prolongeant vers l'Est la tranchée du Calvaire.

La position ennemie était fortement organisée et comportait, outre les défenses accessoires, le fortin de la côte 472, ainsi qu'un réduit aménagé aux abords de la Route de Vouziers, près de la côte 469.

Un bombardement de 3 jours avait bouleversé les tranchées ennemies, ouvert des brêches dans les défenses et supprimé les mitrailleuses ; mais comme il fût constaté au cours de l'attaque, cette désorganisation des ouvrages ennemis, était très incomplète. Le fortin était seulement endommagé, des mitrailleuses subsistaient en plusieurs points, certaines brêches dans les défenses étaient incomplètes ou bien réparées pendant la dernière nuit.

La répartition du Régiment comportait 6 échelons ou vagues de 2 Cies chacune, 4 échelons étaient mis à la disposition du Lieutenant-Colonel pour l'attaque ; les 2 autres vagues étant laissées comme éléments de réserve. Les 4 vagues d'attaque étaient constituées par la 1er et 2 ème bataillons, conformément aux dispositions que prévoyait l'ordre d'attaque du Régiment. La distance qui séparaiit les lignes Allemandes des Lignes Françaises , était environ de 350 m vers la gauche (Route de Vouziers) et d'environ 200 m devant le fortin allemand.

DECLANCHEMENT DE L'ATTAQUE :

A l'heure indiquée pour l'assaut général (9hres 15), les 3 premières vagues se lancèreent à l'assaut, dans les conditions qui leur avaient été fixées, la 4 ème vague venant se placer automatiquement à la tranchée de la 1 ére ligne. D'un seul bond les 2 ème et 3 ème Cies (1ère vague) atteignirent les tranchées allemandes. Une partie dût s'y engouffrer, se trouvant subitement en présence de nombreux défenseurs armés de grenades. Cette vague n'ayant pu franchir les tranchées elles-mêmes, sans s'y arrêter comme il avait été prescrit de le faire, il se livra en ce point un combat meurtrier où dût succomber la majeure partir des 2 ème et 3 ème Cies. Une petite partie seulement sous les ordres du Lieutenant VEILLET, réussit à se maintenir face à l'ennemi en se cramponnant au sol jusqu'à la tombée de la nuit, heure à laquelle elle fut obligée de se replier en raison des pertes subies. Sur les autres parties du front d'attaque, les Compagnies d'assaut s'étaient trouvées rapidement soumises aux feux d'enfilade des mitrailleuses ennemies et avaient subi des pertes élevées. Une partie d'entre elles, parvint néanmoins jusqu'au défenses ennemies, mais ne réussit pas à pousser au-delà. Tous les hommes et gradés vinrent se faire tuer ou blesser à bout de souffle à quelques dizaines de mètres de la tranchée du Calvaire. Cet assaut avait duré une dizaine de minutes tout au plus et nous coûtait 800 hommes hors de combat dont 15 Officiers, soit les 2/3 au moins de l'effectif engagé. Nos mitrailleuses avaient prété leur appui, mais leur aide fût inéfficace contre une ennemi caché et contre des mitailleuses blindées. Il était manifeste que pour qu'une attaque comme celle-là pût réussir, il eut fallu disposer de troupes plus nombreuses, et il aurait été nécessaire également que le fortin ennemi ait été au préalable réduit au silence. L'expérience venait de prouver que tout renfort qui aurait été envoyé pour tenter d'enlever la position, était vouée à un échec. Pendant toute la journée, deux fractions réussirent à se maintenir cramponnées au sol, l'une à droite à l'entrée de la sape allemande, l'autre vers la gauche dans le vallonnement en face de la côte 469. Ces deux fractions représentaient tout ce qui restait d'hommes valides (une centaine environ) qui revinrent dans nos lignes, soit dans le courant de la nuit, soit le lendemain matin. Au cours de l'attaque, les Officiers et la troupe firent preuvent d'une grande bravoure et si l'assaut ne réussit pas, ce fût dû à l'organisation encore très forte de l'ennemi, malgré le bombardement des 3 jours précédents. Quantité d'Officiers, Sous-Officiers et Soldats, se sont signalés par leur brillante conduite et font l'objet de mentions spéciales.

Le Lieutenant-Colonel, signé PERNOT

Cette Journée du 25 septembre nous coûtait :

130 Tués, dont les Lieutenants BOUST et ARBELOT

280 Disparus, dont M.M. HURVOY Chef du 1 er Bataillon ; AUBESQUIER Capitaine, ESPANEL Capitaine ; Sous-Lieutenants : BOISSIERE, LACOSTE CORDELIER

390 Bléssés, dont M.M. LECART, COURCOURT et TARTRAT Capitaines, ce dernier décédé des suites de ses blessures ; Lieutenants : LEVAVASSEUR, COULON, de SAINT-JULIEN, MEYER

26 au 28 septembre

Rien de spécial à signaler. Réfection des boyaux et Parapets

29 septembre

Le P.C. du Colonel Commandant la 301 ème brigade situé dans le secteur du Calvaire est violemment bombardé par obus de tous calibres. Vers midi un obus de gros calibretombe sur le Poste, où de trouvait le Capitaine LAFARGUE, tué ; le Sous-Lieutenant O HEIGERTY de MAGNIERES, blessé grièvement, un Caporal téléphoniste blessé, 3 secrétaires et 3 téphonistes tués. Le Colonel Commandant la Brigade, qui se trouvait dans une pièce contïgue, n'est pas blessé.

A 14 heures, les Coloniaux qui continuent leur progression des jours précédents (depuis le 25 septembre)attaquant l'ouvrage Pruneau. Nous appuyons par nos feux, leur mouvement en avant. La rupture des lignes téléphoniques dûe à l'accident du P.C. de la brigade avait empêché le Commandant de nous prévenir à temps de la marche en avant des Coloniaux, qui s'était opérée à heure fixée.

30 septembre

Le secteur et en particulier la Cie du Centre, reçoit de gros calibre venant de la Dirrection Nord-Est, vers le bois de Ville.

Secteur, où est décédé Eugène Albert COMONT le 25 09 1915

(les textes de ces deux documents, ont été retranscripts, tels que les originaux) 

 

NECROPOLE NATIONALE DE PONT DU MARSON

                                       

 

Tombe 7411, Sergent Eugène Albert COMONT, Décédé le 25 09 1915 à Ville sur Tourbe (Marne) Corps trouvé après 1922

                                             

 

DUBOSC Léopold Albert Clovis Adolphe 1884/1914  X  GIARD Alphonsine 1884/1958

                                       

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JOURNAL DE MARCHES ET D'OPERATIONS 274 ème R.I. 08 septembre 1914 - Pages 15 à 16.

                            

Journal de Marches et d'Opérations 274 ème R.I. transcription.

08 septembre 1914

Conformément aux ordres reçus le Régiment quitte à 6h ses positions de bivouac pour prendre place dans la colonne à 8h10 à Leuse. Le Régiment doit se placer derrière les 9 ème et 11 éme brigades pour l'attaque de Montmirail. Il reçoit l'ordre de se porter au Nord de Fontaine Armée : cette marche en avant s'effectue en colonne par 4 le long des lisières des bois et il vient se placer à l'intérieur d'un bois pour se défiler aux vues de l'ennemi qui disposait ce jour là d'un ballon observatoire -- à 5h du soir le Régiment quitte le bois pour se porter vers la ferme de Chénezard où le Régiment se rassemble dans un repli de terrain face à Montmirail en formation très ouverte en arrière de la crête lorsque l'ennemi fit pleuvoir sur lui une salve de 5 coups de pièces de gros calibres qui atteignirent la section de mitrailleuses et une section de la 20 ème Cie hors Rang (sapeurs et téléphonistes). La section de mitrailleuses fut presque complètement détruite. Parmi les tués au nombre d'une vingtaine, le Capitaine BABLON Commandant la 20ème et le S/Lieutenant ARNOULT, Chef de la section de mitrailleuses. Le Régiment fut bivouaqué ce soir-là près de la ferme Moulincourt.

Lieux du décés de Léopold DUBOSC 08 09 1914

Témoignages et descriptions des lieux du drame du 08 09 1914

                     

Témoignages et descriptions des lieux du drame du 08 09 1914 par M DESLANDES transcription.

.... d'Allemands chez vous ?!!. "Non, ils ont fui" . Les Français confiants forment les faisceaux, posent les sacs ? Soudain, des caves, des granges, les Allemands bondissant, les Français sont anéantis. Ainsi, l'hôte de la France lui a payé son hospitalité.

Par une route montueuse, dont la légende fait celle du Coche et la Mouche du bon La Fontaine, par les chemins de culture pleins de boue, nous gagnons les hameaux et les fermes du Chêne, des Chenots, de Molincourt. Chez l'un, chez l'autre, nous entrons, on y acceuille Mr le doyen. Ici une jeune fermière qui, depuis septembre, attend des nouvelles qui ne viennent pas, elle a deux tout jeunes enfants, sont-ils orphelins ? Nous cherchons des mots qui puissent arrêter les larmes dont ses yeux se gonflent. Ailleurs, c'est une infirme étendue depuis des années sur sa chaise longue. La guerre est dure à ceux dont les jours et les nuits sont voués à l'inaction. Ailleurs, c'est un gros fermier, il a six enfants, plusieurs sur le front, il est resté, on lui a pris ses chevaux , c'est une perte de plus de dix mille francs. Partout c'est l'écho de la guerre, mais nulle part le découragement. On souffre. On maudit ceux qui ont déchainé le fléau. On ne parle pas de céder.

Le but de nôtre course est la ferme de Chénezard. Elle est dans un site charmant. Des bois bordent ses champs, une source à sa porte, forme une cuvette de verdure. Là 15 soldats et 4 officiers ont été tués par un seul obus. Une compagnie s'était arrêtée pour déjeuner, on était défilé de tous les côtés. Mais le coin d'un mur blanc, des hauteurs de Marchais, à je sais combien de kilomètres, était visible. Il fut repéré et l'obus éclata au milieu de ces hommes groupés auprès de l'eau.

A la ferme nous y trouvont quatre personnes, l'arrière-grand-mère, la grand-mère, la fille, la petite fille, l'homme est parti. Elles nous disent l'horreur de la catastrophe. Sur la place même, nous trouvons un bidon déchiqueté par un éclat d'obus, nous le prenons comme un relique, un gilet de flanelle, des morceaux de pantalons, de capotes, pauvres débris que la pluie enfouit peu à peu dans le sol détrempé reposent tout à côté les malheureux que la mort a fauché là.

Des tombes, combien nous en rencontrons sur nôtre route de pélerins ! Un peu de terre fraiche remuée, deux bouts de bois en croix, un képi, un objet qui peut-être sera révélateur. Elles sont telles qu'on les voit sur les photographies, mais qu'elle impression quand on se  dit " il est la à quelques centimètres sous terre celui qui est tombé pour la patrie, celui qui a connu la terrible agonie des champs de bataille, celui qui n'a vu s'agenouiller auprès de lui aucun des siens" . Au coeur on se sent pris, par tous ces morts de la guerre, épars dans ces champs, d'un amour infini. Faut-il prier pour eux ? Leurs souffrances, leur dévouement ne sont-ils pas sûrement récompensés ?

Nôtre course est longue nous rentrons, le ciel est couvert, la campagne est déserte. Seul un gars solide malgré sa jeunesse laboure des terres que la pluie rend trop grasses. Des vols de corbeaux, sinistres auprès de ces tombes, s'abattent sur les champs ? La tristesse des choses nous oppresse.

Tout d'un coup en face de nous Montmirail sur le versant opposé de la vallée se decouvre malgré ces ruines, ces tombes " auxquelles " que je me suis faite seulement des souvenirs de 1914.

Sur ce pays meurtri par la guerre au dessus de la douleur, plane la victoire.

                                                                                   M Deslandres

Lieux du décés de Léopold DUBOSC 08 09 1914

(Les textes de ces deux documents, ont été retranscripts, tels que les originaux)

 

                      

DUBOSC Charles Emile Alfred 1887/1914  X  BRIARD Adrienne 1887/????

                                                 

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JOURNAL DE MARCHES ET D'OPERATIONS 274 ème R.I. du 24 septembre 1914 au 10 octobre 1914, secteurs : Pouillon, Merfy, R.N.44, Saint-Thierry, Chenay - Pages 19 à 21.                                        

                       

                       

                       

                       

                        

                       

NOTE : Vraisemblablement blessé vers le 27 septembre 1914, décédé le 28 septembre 1914.

Journal de Marches et d'Opérations 274 R.I. du 24 septembre au 9 octobre 1914 transcription

24 septembre 1914

Le Régiment reçoit l'ordre de renouveler la marche en avant sur Courcy en détachant dans chaque Bataillon une Compagnie avec mission de surveiller l'ennemi par l'envoi de patrouilles.

Le 6 ème Bataillon envoie une Compagnie (la 23 Cie) sur la Route Nationale n° 44 en détachant en avant d'elle une section. Le 5 ème Bataillon détache également une Cie (la 17 ème) vers la Route Nationale 44 avec poste d'écoute en avant ; en même temps une Cie (la 20 ème) est détachée sur sa droite dans la direction des Cavaliers de Courcy. A 18 h les deux Bataillons reçoivent l'ordre, leur mission étant accomplir de se décrocher prudemment et le Régiment se rassemble et est porté en arrière. Il bivouaque à la sortie Est de Merfy.

25 septembre 1914

Même mission que la veille. En conséquence le 5 ème Bataillon détache en avant la 19 ème Cie et le 6 ème Bataillon la 24 ème Cie. Ces Cies occupent les mêmes positions que celles de la veille. Elles y restent toute la journée et à 18h30 elles reçoivent l'ordre de rompre le contact et de de regagner ses positions de bivouac à la sortie Est de Merfy.

26 septembre 1914

Le Régiment reste en formation de rassemblement sur les positions de bivouac, à la disposition du Colonel Commandant la 10 ème Brigades sous les ordres le Régiment avait été placé.

27 septembre 1914

A 1h30 du matin le Régiment reçoit l'ordre de se rassembler et de se porter en avant à la hauteur de la station de Saint-Thierry, en prévision d'une contre attaque nécessitée par les attaques ennemies répétées au cours de la nuit. Le Régiment n'eut pas à intervenir et à 5h30 du matin il reçut l'ordre de retourner sur les position de bivouac, où il fût maintenu toute la matinée. A 12h le 5 ème Bataillon (Capitaine ROUSTIC), reçoit l'ordre de se porter à midi 1/2 à l'attaque des tranchées occupées par l'ennemi sur la Route Nationale n° 44 en prenant comme axe de direction le chemin de terre passant par la côte 97 (1600 m S.E. de Saint-Thierry) et se dirigeant vers la Route Nationale. Pour l'éxécution de cette mission le Bataillon, après avoir débouché du chemin creux au Sud de Saint-Thierry prit d'abord une formation en losange, chaque Cie marchant en  ligne de demi-sections par 2 (17 ème en tête) à 40 pas d'intervalle. La 20 ème à 200 m en arrière et à droite, la 18 ème Cie à 200 m en arrière et à gauche la 19 ème Cie à 400 mètres en arrière de la Compagnie de tête. Le Bataillon put progresser ainsi dans cette formation sous le feu de l'artillerie pendant environ 300 mètres, mais arrivé à hauteur du mur du parc du château en raison d'un violent feu d'artillerie, les Cies se formeront en ligne d'escouade par un, à 25 mètres d'intervalle jusqu'au chemin parallèle à la Route Nationale allant à la ferme du Château à la Verrerie de la Neuvillette. A partir  de ce moment le feu d'artillerie ennemie redouble de violence en même temps que l'infanterie ennemie ouvrait le feu sur nos troupes. Les Cies se déployaient alors en tirailleurs. Nôtre artillerie qui soutenait l'attaque continuait à tirer sur les tranchées de la Route Nationale pendant que la 3 ème Cie de la 1 ère ligne du bataillon commençait le feu sur la ferme du boqueteau en bordure de cette route d'où partaient les feux très nourris de l'infanterie et des mitrailleuses ennemies. Sous ces feux les pertes du Bataillon commencérent à très sensibles et le mouvement en avant ne put continuer étant donné la nature du glacis qui restait à parcourir. A 16h30 nôtre artillerie ayant allongé son tir au-delà de la Route Nationale n° 44 le mouvement en avant put être repris, les trois Compagnies de droite éxécutent uneconversion vers la gauche pendant que l'autre Cie continuait à progresser de front, tout en conservant pour objectif le boqueteau de la ferme. Cette progression toutefois ne put se faire que très lentement étant donné les pertes très sérieuses quéprouvaient les unités en raison d'un feu nouveau très intense qui prenait d'enfilade la Cie de gauche et qui paraissait provenir de tranchées ennemies établies au Nord et à proximité de la Route allant de Thil à la Route Nationale 44. Néanmoins de Capitaine ROUSTIC, Commandant le 5 ème Bataillon, en raison d'ordres qu'il venait de recevoir donna le signal de l'assaut pour tout son Bataillon. Mais cet élan fût brisé et arrêté à 250 m de la Route Nationale par un feu des plus meurtiers de l'infanterie et surtout des mitrailleuses ennemies dont un groupe occupait le petit boqueteau de la ferme et une autre tranchée à 150 m environ au delà de la Route. Pendant cette attaque le Bataillon avait perdu près du tiers de son effectif et beaucoup de ses cadres : le Capitaine ROUSTIC Commandant le Bataillon était blessé, le Capitaine VERGER et le Sous-Lieuteant GAUSS étaient tués, les Lieutenants LEVAVASSEUR et BURLON bléssés. Compte tenu de cette situation critique ayant été adressée au Général Commandant la 10 ème Brigade, le Bataillon reçut l'ordre vers 19h de se décrocher prudemment et de rentrer à son bivouac après avoir au préalable ramassé les bléssés qui ont été réunis près des meules bordant le chemin conduisant à la Neuvillette. Il put regagner ses positions de bivouac vers 22h et rejoindre le Régiment.

28 septembre 1914

Le Régiment reste sur ses positions de bivouac à la sortie N.E. de Merfy. A 17h le Chef de Bataillon Commandant le Régiment reçoit l'ordre d'envoyer le 6 ème Bataillon sur le front Pouillon-Merfy et de l'organiser défensivement avec l'aide d'un détachement du génie. L'éxécution de cet ordre le 6 ème Bataillon répartit les Compagnies sur le Front et entreprit la construction de tranchées.

29 septembre 1914 

Le 6 ème Bataillon continue à améliorer sa position défensive sur le front Pouillon-Merfy, le 7 ème Bataillon restant bivouaqué à la station de Saint-Thierry.

30 septembre 1914

Le Régiment reçoit l'ordre d'aller à Saint-Thierry occuper les tranchées sur le front et d'opérer entre 18h et 20h la relève des unités 39 ème qui les occupaient.

01 octobre 1914

A la nuit le Régiment est relevé de ses tranchées par des fractions de la 10 ème Brigade. Il est renvoy en cantonnement bivouac à Merfy. Pendant cette journée d'occupationdes tranchées la 23 ème Cie (Lieutenant BOLLARD) en position sur la Route 44 fût en butte vers 18h30 à un violent feu d'artillerie qui lui causa quelques pertes (un tué, neuf blessés)

02 octobre 1914

Le Régiment est établi à Merfy en cantonnement bivouac.

03 et 04 octobre 1914

Le 4 octobre il se porte en réserve.

05 octobre 1914

Le Régiment est stationné en réserve à la sortie Est de Merfy, le 5 ème Bataillon à hauteur de la station de Merfy-Saint-Thierry, le 6 ème Bataillon en arrière. Il a détaché une section de mitrailleuses avec la 39 ème et le soir à 16h30, le Régiment reçoit l'ordre d'envoyer 2 Compagnies dans les tranchées dans le front pour renforcer la ligne de défense pour la nuit.

07 octobre 1914

Le Régiment a occupé dans la nuit du 6 au 7 octobre et dans la journée du 7 les tranchées Saint-Thierry et de la Route Nationale 44, à 18h et 20h il est relevé par des fractions de la 10 ème Brigade et revient prendre position en réserve de secteur à Merfy où il s'établit en cantonnement bivouac.

09 octobre 1914

Le Régiment reste stationné à Merfy pendant ces deux journées avec la même mission. Par décision du Commandant de la 5 ème armée en date du 05 octobre 1914, le Chef de de Bataillon GUERRY, Commandant le 274 ème a été promu au grade de Lieutenant-Colonel et désigné pour conserver le commandement du 274 ème. Le Capitaine DASSONVILLE a été promu Chef de Bataillon. Il prend le commandement du 6 ème Bataillon. Le Capitaine ROUSTIC est promu Chef du Bataillon et désigné pour prendre le commandement du 5 ème Bataillon. En raison de la blessure qui a nécessité l'évacuation momentanée du Chef de Bataillon ROUSTIC, le commandement du 5 ème Bataillon est remis au Capitaine BAC de la 18 ème Cie.

Les textes de ce document, ont été retranscripts, tels que les originaux.

 

 

DUBOSC Clovis Georges Jean 1890/1949  X  BEUX Clara Juliette 1894/1964

TABLEAU MEDAILLES : GUERRE 1914/1918

                                     

G à D : InterAlliée (French) - Bléssés - Verdun - Croix Combattant - Commémorative

 

 

                                                                

                                                                                                             

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